Création de société
La création de société, même si les démarches sont relativement faciles à mettre en oeuvre, est un acte qui doit être murement réfléchi car il peut avoir de lourdes conséquences pour l'avenir. La responsabilité de l'entrepreneur peut être plus ou moins engagé suivant la forme juridique choisie lors de la création de société. Il est donc primordial de bien réfléchir sur le statut juridique lors de la création.
La création de société peut prendre différentes formes juridiques : SA, SARL, EURL et entreprise individuelle sont les quatre formes juridiques les plus usuelles. Chaque statut défini un régime fiscal particulier et une responsabilité financière qui implique ses dirigeants à divers degrés. Le choix du statut juridique de création de société détermine aussi le nombre d'associés.
La création d'une société sous forme d'Entreprise individuelle (EI) n'est pas compliqué et permet de démarrer une activité, le plus souvent commerciale. Aucune distinction n'est faite entre le gérant et sa société, tous les bénéfices réalisés sont des revenus pour l'entrepreneur, mais en contrepartie il assume intégralement et indéfiniment la responsabilité de toutes les pertes et dettes qui pourraient être occasionnées par sa société. Pour limiter ses risques, notamment en cas de faillite, l'entrepreneur peut s'orienter vers des formes juridiques plus protectrices que sont l'EURL, SARL et SA.
La création de société sous forme de SARL (Société à responsabilité limité) permet de limiter la responsabilité de chaque associé à hauteur de ses propres apports. En cas de faillite de la société les biens personnels ne peuvent donc être saisis. Le statut SARL impose d'être au moins 2 associés et 100 au maximum. Il existe également le statut EURL pour l'entrepreneur individuel qui veut limiter sa responsabilité. La création de société sous statut SA (Société anonyme) offre les mêmes avantages qu'une SARL, mais correspond plutôt à des entreprises de grande tailles (37 000 euros de capital et au minimum 7 associés).